# Une excursion à la ferme de café de Chiang Mai : vers les collines

> Excursion dans une ferme de café près de Chiang Mai : arabica d'altitude, producteurs montagnards, récolte, torréfaction et cupping.

Vous avez passé quelques matins à explorer les flat whites de [Nimman](/blog/coffee-around-nimman), et vous avez remarqué que les menus mentionnaient sans cesse *single-origin, nord de la Thaïlande, 1 200 mètres*. Ce café ne vient pas de loin. Il pousse dans les collines que l'on aperçoit depuis la ville par temps clair — et vous pouvez aller vous y promener.

## Comment le café a gravi les montagnes

L'**arabica** du nord de la Thaïlande est une jeune histoire aux racines profondes. À **1 000 à 1 600 mètres d'altitude**, les nuits fraîches et la brume matinale font pour le café ce qu'elles font pour le vin : elles ralentissent la maturation des cerises et adoucissent le grain. Mais ces pentes ne cultivaient pas toujours du café. Dans les **années 1970 et 80**, ces mêmes hautes terres étaient plantées de **pavots à opium**, et ce sont les **projets royaux** du feu roi — puis le travail de développement de Doi Tung — qui ont introduit le café comme culture alternative légale et durable. Des vallées entières ont été replantées.

Aujourd'hui, une grande partie de ce café est cultivée par des **communautés de tribus montagnardes**, notamment les **Akha** et les **Lisu**, sur de petites parcelles familiales intégrées dans la forêt plutôt que sur des plantations défrichées. Si vous avez lu notre article sur les [tribus montagnardes du nord de la Thaïlande](/blog/hill-tribes-northern-thailand), c'est le même univers, vu à travers une cerise de café — et il mérite d'être abordé avec le même soin et la même curiosité.

![Une excursion à la ferme de café de Chiang Mai : vers les collines](/blog/coffee-farm-day-trip-chiang-mai/visual.webp)

## Où aller

La bonne nouvelle, c'est que les zones de culture commencent tout près de la ville. **Doi Saket**, à moins de deux heures en direction de la vallée de Thep Sadet, est l'introduction la plus accessible, avec des fermes biologiques comme **Suan Lahu** qui accueillent les visiteurs. En poussant vers le nord en direction de **Mae Taeng** ou au-delà de **Chiang Dao**, l'altitude monte, l'air se raréfie, et les paysages justifient à eux seuls le trajet — combinez une visite de ferme avec une journée autour des [grottes et du sommet de Chiang Dao](/blog/chiang-dao) pour une boucle complète et mémorable. À l'ouest, les villages des hautes terres au-dessus des routes de **Samoeng** et de **Mon Jam** sont parsemés de petites parcelles ; le café est une raison suffisante pour ralentir sur la [boucle de Samoeng](/blog/samoeng-loop-chiang-mai).

Parmi les expériences à explorer, **Akha Ama** propose un voyage communautaire très apprécié vers le village de ses producteurs près de Maejantai, fondé par un fils Akha revenu chez lui pour relier le café à sa source. **Doi Chang**, de l'autre côté de la frontière avec Chiang Rai, est le premier domaine thaïlandais de café de spécialité. Des torréfacteurs comme **Hillkoff**, **Lanna Coffee** et **Monsoon** entretiennent également des liens directs et transparents avec les fermes auprès desquelles ils s'approvisionnent.

## Ce que comprend concrètement une visite

Vous commencerez par parcourir les **terrasses**, entre des caféiers à hauteur de taille ombragés par de grands arbres, pendant que quelqu'un vous explique pourquoi l'altitude est si importante. Pendant la **saison de récolte — environ de novembre à février** — vous pouvez cueillir vous-même les **cerises rouges** mûres, un travail minutieux et étrangement addictif qui vous donnera un tout nouveau respect pour chaque tasse. Vous suivrez ensuite le grain tout au long de sa vie : le **lavage et le dépulpage**, le lent **séchage** sur des lits surélevés, la **torréfaction**, jusqu'à ce que l'odeur envahisse tout.

La plupart des visites se terminent comme il se doit, par un **cupping** — une dégustation comparative où l'on slurpe, compare, et commence à percevoir la différence entre un lot lavé et un lot honey. C'est le même rituel que pratiquent les [cafés propices au travail](/blog/work-friendly-cafes-chiang-mai) en ville devant leurs ordinateurs, sauf qu'ici vous dégustez le café là même où il a été cultivé.

## Voyager de manière éthique

C'est la partie qui compte vraiment. Acheter un sachet directement à la ferme, ou réserver une visite organisée par la communauté elle-même, permet de reverser l'argent directement aux producteurs plutôt qu'à une longue chaîne d'intermédiaires — la même démarche directe et équitable qui guide notre approche des [sanctuaires d'éléphants éthiques](/blog/ethical-elephants-chiang-mai). Demandez qui a cueilli le café, demandez ce que les producteurs sont payés, et achetez auprès de ceux qui peuvent vous répondre.

## Comment s'y rendre

Un **scooter** convient pour les fermes les plus proches si vous êtes un conducteur expérimenté ; pour les villages en altitude, une **voiture** ou un chauffeur privé est plus adapté, tant pour vous que pour les routes de montagne. La solution la plus simple reste une **excursion organisée à la journée**, transport et déjeuner inclus, qui vous évite de vous soucier de la navigation. Quelle que soit votre option, partez par une matinée dégagée, habillez-vous en couches — il fait vraiment froid là-haut à l'aube — et laissez de la place dans votre sac pour rapporter des grains.

De retour à la maison ce soir-là, préparez une tasse avec le café de la ferme que vous avez visitée. Elle a, nous vous le promettons, un goût totalement différent.

Chaleureusement, l'équipe d'Ada House.
